Il faudrait dire “hypersonnalisée” ! A lire dans Libé: Rencontre . Le consommateur est devenu critique et conscient de ses droits par François MUSSEAU | QUOTIDIEN : samedi 6 janvier 2007
Vicente Verdú économiste et journaliste espagnol, analyse notre société occidentale hyperpersonnalisée, consommatrice immédiate de marques et de multimédia, puérile et capricieuse. Sans pour cela porter un regard sévère sur cette culture contemporaine porteuse d’avenir.
Dans Moi et toi, objets de luxe, vous inventez la notion de «personnisme» pour désigner une révolution culturelle en marche en ce début de siècle. Qu’entendez-vous par là ?
Il s’agit d’une nouvelle étape qui fait suite à l’hyperindividualisme à tous crins de la fin des années 90. Le terme fait référence à une communication avec autrui plus extensive et superficielle. On y est arrivé, parce que l’accumulation d’objets a conduit l’hyperindividualiste à une impasse, puis à une recherche de «dégustation» des autres sujets, non pas en profondeur, mais en superficie. Comme l’illustre bien l’Internet, on a désormais une grande expérience de contact avec autrui, parcellaire et sans engagements.
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